Le CHEVAL de TRAIT ARDENNAIS.

L'histoire du cheval à ses racines dans un passé millénaire. En effet, depuis les temps préhistoriques des chevaux vivaient en ardenne et plus précisément sur les plateaux où les conditions de vie et surtout de survie étaient dures : le sol y est pauvre et repose sur un sous-sol de schiste, de grès et de quartz; Le climat y est froid et recouvert de neige en hiver. Des historiens ainsi que des hippologues voient en eux de lointains descendants de l'ancien cheval de Solutré qui durant des millénaires remonta la vallée de la Meuse pour faire souche dnas cette rude région ardennaise. C'est ainsi que se développa un petit cheval rustique, velu,endurant et semblable aux actuels chevaux mongols et cosaques. Ces petits chevaux furent donc ainsi montés par les tribus gauloises pour des besoins de chasse mais aussi de guerre. Il paraît que même César redoutait la cavalerie des Nerviens et des Trévires. Plus tard, se furent des mercenaires ardennais montés sur ces chevaux qui partirent dans les légions romaines.

Tout au long de son histoire, notre ardennais fut croisés avec diverses races surtout d'origines orientales à savoir: arabes, turcs, syriens, égyptiens ...)

Après la victoire de Charles Martel à Poitiers sur les Arabes en 732, un bon nombree de chevaux Barbes et Arabes furent laissés sur le champ de bataille . Ceux-ci furent mis à l'élevage et notamment dans les Ardennes.

Par la suite, une seconde vague d'étalons venus de l'Est fut le fait des Croisades où plusieurs seigneurs francs partis en Croisade avec leurs chevaux nordiques revinrent avec des étalons orientaux et les utilisèrent comme reproducteurs.

Plus tard encore, d'autres apports de sang oriental furent opérés dans l'élevage et cela par l'intremise des Abbayes d'Orval  et de Saint-Hubert .

On cite également le croisement avec de étalons boulonnais, flamands et percherons.

De tout cela résulte un petit cheval rustique, apte à la selle et à l'attelage.C'est ce petit cheval qui sous le Régime autrichien remonta nos "Dragons de Latour - tricorne en feutre noir, habit vert à revers amarante -qui entrèrent dna sl'Histoire de Kollin en 1757 par une charge victorieuse contre les troupes prussiennes de Frédéric II. L'impératrice Marie-Thérèse en guise de récompense leur offrit un étendard dont elle broda les roses.

Nous voilà à l'époque française avec Napoléon qui s'y connaissait remonta toute son artillerie de la ligne avec des chevaux ardennais. C'est ainsi que nos ardennais attelés aux lourdes pièces furent présents sur tous les champs de bataille du 1er Empire. Alors qu'au cours de la retraite de Russie en 1812, d'innombralles chevaux moururent  chaque jours, nos Ardennais, habitués au climat rigoureux de leur région d'origine parvinrent à survivre et à ramener en Europe le restant de l'armée anéantie sous les assauts des Cosaques et de l'hiver.

Malheureusement, l'Empire avait laissé l'élevage exangue et il ne fallait pas compter sur le Régime hollandais pour le restaurer. La volonté de redressement ne se manifasta d'ailleurs qu'à l'aube de notre indépendance nationale en 1830.

Dès 1837, le Conseil provincial du Luxembourg décréta qu l'expertise des étalons atait obligatoire; des subsides gouvernemantaux furent accordés.

En 1837, des éleveurs ardennais se groupèrent en association d'élevage sous l'égide de la "Société nationale du cheval de trait" créée la même année ( stud-book ardennais, organisation de concours spéciaux pour les chevaux inscrits ).

En 1896, Un étalon ardennais bai "SPIROU" appartenant à la famille Mathieu, de Bastogne se fit remarquer à Bruxelles où il obtint d'ailleur le premier prix des étalons de 3 ans. En 1900, il devint champion international des chevaus de trait léger à Paris.

Par la suite, SPIROU fit carrière de reproducteur en Moravie. IL va d'en dire que depuis ces faits, la réputation du chevalardennais devint mondiale et l'Ecurie Mathieu remontait pratiquement tous nos régiments d'artillerie à cheval et exportait des chevaux en Espagne, en France, en Italie, en Russie, au Chili, en Argnetine, aus USA... L' ARDENNAIS de l'époque était un cheval de trait léger, sec, robuste aux allures rapides et relevées.

A la fin de la Première Guerre Mondiale, le moteur à explosion fit son apparition et l'on s'interrogea sur l'avenir du cheval de trait ardennais car le tracteur s'insinuait jusque dans les coins les plus reculés des Ardennes. Cela n'empêcha pas notre ardennais d'entreprendre une brillante carrière agricole de pair avec une modification de son type sous l'influence de petits étalons de trait belge venus du Brabant, des Flandres et du Hainaut.

C'est en 1926, les Eleveurs du sud du pays se détachèrent de la Société nationales et créèrent à LIBRAMONT la "Société du Cheval de Trait Ardenais" et le premier concours organisé à Libramont remporta un énorme succès, et le premier champion de Libramont fut PALISEUL.

La Société royale le Cheval de Trait Ardennais compte actuellement 420 éleveurs , tous animés d'une passion  pour le cheval et également de détenir un champion.

La Société du cheval de Trait Ardennais entend développer l'attrait du cheval pour les loisirs , notamment pour l'attelage que se soit promenade, élégance ou compétition ).